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j'ai bouffé ma cervelle ce matin
Elle avait un goût bizarre
un relent de marée noire
Une plage aux dépôts malsains
les rochers de mes oreilles
saisissent les cris
des mouettes qui s’émerveillent,
D’un crabe dans leur nid.
Ce n’est pas là ta place !
Qu’elles piaillent au crustacé
la pince il leur serre
retourne à ses rochers
Entachés de marée
Pour larguer les viscères
D’un destin pollué
Les hommes ont chassé
Les oiseaux inhospitaliers
Qui volent à l’unisson
Vers d’autres horizons
Sous son petit rocher
Le crabe agonisait
D’un sourire écrémé
Les oiseaux mal plumés
Exécutèrent leur dernier plongeon
Dans la nappe de goudron
D’un destin mazouté
A cette fable trouver moralité
Relève du tour de force
Humains aux sibyllins desseins
Forge des destins aux petits riverains
Qui n’ont pas demandé de cadeau empoisonné
Le destinée de l’homme étant de mourir
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