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Ils sont mille, ils sont cent,
Se croyant innocents.
Manipulant les mots,
Et des sourires idiots.
Ils sont mille, ils sont cent,
Se croyant innocents.
Côtoyant le très haut
En apôtre du faux.
Ils sont mille, ils sont cent,
Se croyant innocents.
Prenant, « les petits gens « ,
Pour pas très intelligents.
Ils sont mille, ils sont cent
Se croyant innocents
Toutes ces âmes bien nées
Nous parlant sans vergogne
De vertus oubliées
Ils ont mille, ils sont cent
Se croyant innocents
Habitués des hôtels borgnes
Parés d’étranges sourires,
Pour y chercher d’éphémères plaisirs
Oui ! Je parle de vous !
Petit chef d’un jour
Derrière ton guichet
Le petit vieux tu fais « chié »
Oui ! je parle de vous !
Intellectuels usés,
Ricanant d’une rime
Trop vite griffonnée
Oui ! Je parle de vous !
Cupides banquiers
Jetant dans l’abîme
Une famille en errance
Pour un sous, une échéance.
Oui ! je parle de vous !
Misérables noctambules
Jouant de la fesse
En fumant leurs détresses.
Oui ! Je parle de vous !
Tristes funambules,
Vendeur d’imaginaires paradis
Et d’éternelles « bondieuseries »
Méfiez-vous !
Méfions-nous !
A fabriquer nos illusions
On oublie la compassion
L’humanité aura l’éternité
Si des humbles, elle en fait sa vérité !
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