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Elle est entrée dans sa vie
par la grande porte vermoulue,
bois d’un chêne à demi déraciné par les intempéries.
Un arbre blessé, Satisfait d’agoniser.
la femme douce a ouvert la porte sans grincements,
et aucune feuille n’est tombée.
Elle dégageait cette lumière qui cache les fissures
Polit les stigmates et l’usure
Pour la remercier, de cicatriser,
l’arbre tristement léchait
les pluies salées qui coulaient de ses yeux.
Une fois franchie
la porte s’est refermée dans un silence velouté,
pour absorber goulûment de son passage
la chaleur dégagée .
Des bourgeons apparurent sur les battants,
puis des feuilles
puis des glands
Le vieux chêne s’est redressé, ivre de lumière
arrosé d’émotions,
brutalisé de surprise.
Il n’y eut plus de porte seulement un sentier sinueux
comme la vie
et un arbre vert sous lequel s’allonger .
Elle s’adosse au tronc et regarde le ciel
Et ne voit que feuilles qui papillonnent
Pour caresser son visage
Le feuillu a envie de donner des baisers
Remercier d’être entrée par la porte
maintenant dérobée
Va t’ elle monter jusqu'à la cime pour regarder la nuit ?
D’un petit peu plus prés
Non !
Les étoiles diamantaires
resteront solitaires.
Humblement l’arbre-ami
elle préfère.
Elle est rentrée dans ma vie
par une porte cochère.......
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