|

Ton jardin fleurait le basilic,
Quand tu l'arrosais de ta larme.
Sous ton beau regard oblique
Fleurit en rose clair ton charme!
Ton cavalier n'oublie son arme,
Il fut l'oiseau t'offrant sa chanson.
Son coeur n'aima point le gendarme
Comme l'amour défiant la rançon.
Quand ton coeur semblait si enflammé,
T'aimant il s'offrait en doux cadeau,
A ton joli sourire embaumé.
Tu fus son naufrage sans radeau,
Tu venais la douleur sur le dos,
Etant solitaire sur son chemin,
Il apaisait ton chagrin cressendo.
Il te disait l'amour c'est demain!
Ce jour un coeur coulant que d'ombres,
Fut passé comme ce lourd nuage.
Il avait volé ton parfum d'ambre!
Tu t'envolais tel un mirage.
Depuis ce jour tu es en voyage.
Le rêve où tu débarques te noie
Dans de longs soupirs sans rivage.
Ton sourire boit ses pleurs sournois!
|