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Je me souviens, de ces pas,
Traçant nos promenades,
Je me souviens, de ces pas,
Lents, comme une aubade.
Je me souviens de tes rires
Dessinant mes souvenirs
Je me souviens de ces mots
Inventés, aux creux de nos repos.
Je me souviens de tes yeux,
Paressant en rêves bleus
Je me souviens de ton regard
Supportant l’ignoble hasard
Je me souviens de ta bouche
Aux goûts d’ailleurs, d’innocence
Je me souviens de ta peau
De sa tendre impatience.
Je me souviens de ces larmes
S’envolant pour ne pas crier
Je me souviens de ce drame
Hurlant sa détresse, sa vérité.
Je me souviens, !
Oui ! , Je me souviens !
J’en ai mal en mon âme !
J’en ai mal en mon cœur !
Ma lâcheté est un blâme,
Ne masquant pas mes peurs !
Aux moments étranges,
Ou, mon corps m’abandonne,
Il me reste ce curieux mélange,
De silence et de rêves,
Avant l’éternelle trêve,
Le glas, au loin résonne.
Je me souviens !
Oui ! Je me souviens !
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