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L’artiste des jours heureux
Ne sachant ou aller, j’ai mis la vie sous mes pas
Et par elle, je me suis laissé porter ici-bas
Pour n’avoir surtout pas à regretter mes choix
En lui laissant tracer tous mes chemins de croix
Ne sachant ou aller, j’ai mis la vie sous mes pas
J’ai bien tenté parfois de lui dire : « pas par là ! »
De lui donner un peu de judicieux conseils,
Elle n’en fit qu’à sa tête faisant la sourde oreille…
Ne sachant ou aller, j’ai mis la vie sous mes pas
Elle m’a fait rencontrer des gens d’un grand talent
Des poètes musiciens, des rimailleurs extra
Mais aussi des menteurs, des vendangeurs de temps
Ne sachant ou aller, j’ai mis la vie sous mes pas
Me voilà aujourd’hui tout au bord du trépas
La vie quitte mes pas sans que je lui résiste
Heureux d’aller au ciel te rencontrer l’Artiste !
Une question pourtant, je m’demande si T’existes ?
Naej juillet 2005
Ce poème est une figure imposée en ce sens que le premier vers de chaque strophe était lui-même imposé et que le poème devait se terminer par une question
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