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Naufragé de la vie, je vais ivre, mes jours,
Je glisse au désespoir, irrémédiablement,
Ce fut une prouesse, et j'ai fort diablement,
Réussis mes ratages au point de non-retour.
Je n'attends plus personne sur le quai d'une gare,
Et plus guère d'espoir à mettre dans mon sac,
A quoi bon même utile, de livrer tout en vrac,
Cette ombre qui me couvre, et mon cœur accapare.
A quoi bon confier au vent mon désarroi?
Poussera-t-il mes maux, pour les disperser loin?
En échos affaiblis, j'exprimerais au moins,
Ma nostalgie entière une dernière fois.
Qu’ai-je à perdre, au milieu d'illusions infinies,
Où plus rien n'a de sens pourquoi chercher encore?
Mes utopies sont mortes, plus rien ne les décore,
Le rideau est tiré sur le jour. C'est la nuit.
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