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Compagnon fidèle, de nuits en errance,
Partageant complice la fin d’une vie
Et quelques souvenirs, arrachés à l’oubli
Supplice d’une haine maudite,
Le silence imposant son verdict.
L’hiver s’installe en mon âme, en mon corps
Arriverai-je à bon port ?
Guidant ma plume, avec déférence,
Je traque les mots, évitant les outrances
Pour ne garder, ses saveurs subtiles,
Ses minutes particulières, fragiles.
L’hiver s’installe en mon âme, en mon corps
Arriverai-je à bon port ?
Je les couche, avec délicatesse,
Aux bords de mes faiblesses.
Avant que ne glisse, de mes yeux,
Une perle de brume au goût de baiser
Griffonnées à la hâte, sur ce papier en pleurs
Epitaphe irréelle,
Ou dernières volontés,
En ces vers mutins, en ces phrases rebelles,
Chaque lettre rêve d’esclavage
D’éternité à chaque page !
L’hiver s’installe en mon âme, en mon corps
Arriverai-je à bon port ?
Les lumières s’estompent, le jour s’enfuit
Le mal n’a que faire de mes matins de pluie
La souffrance s’habitue à être mon amie
Grignotant peu à peu, mon ennui.
J’attends et attends encore,
Le moment, d’entrer en ce corridor.
L’hiver s’installe en mon âme, en mon corps
J’arrive,….la mort ! !
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