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« OH QUE JE VOUS HAIS… »
Mais quelle indignité, je ne vous comprends pas,
Vous m’enrobiez d’amour, défendant mes appas
Vous m’aimiez disiez-vous, en frôlant ma poitrine,
Et moi je vous croyais… « Petite bécassine » !
Quand vous me caressiez de l’épaule à l’orteil
Je sentais des frissons me tenir en éveil.
Je n’osais l’avouer, j’aimais cette tendresse
Tout en moi disait non… J’accusais ma faiblesse !
Mais vous étiez narquois et moi bien trop docile
Pour vous me mettre à nu, fut un jeu très facile.
Sous ma robe de lin, pointaient deux petits seins
Que vous contempliez en des regards malsains.
Puis un jour à l’affût… Vous m’avez bien trahie,
En fouillis sur les draps, mais l’allure ébahie,
En plein acte d’amour au lit de mon amant…
Vous regardiez envieux… « Oh voyeurs vêtements !... »
© Calynette (2005)

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