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Mirages
Les couleurs s'effaçaient avec l'air du temps,
L'effroyable noirceur empruntait mes allées...
Personne ne savait au moins m'interpeller,
Pas même cet ami, que j'avais cru pourtant !
Ils étaient tous atteints de cette maladie,
Qui rongeait leurs mains nues et les rendait lointains.
ils devenaient petits, absents parfois hautains,
Et même cet ami, trahissait les non-dits !
A trop se regarder, ils oubliaient la vie,
A vivre d'autrefois, ils ne savaient donner.
Ils croyaient tout savoir de leurs autres années,
Et même cet ami, embrumait les envies !
J'avais souffert pourtant à croire des mirages,
Que la vie s'apprenait ! Que l'on devenait libre !
Et je les regardais... Déjà plus rien ne vibre...
Pas même cet ami, dont le coeur est otage
De tant d'autres regards, et d'amours délaissés !
De doutes en douleurs, de baisers en départs.
Les âmes sont aphones et l'émotion s'égare.
Tout comme cet ami, que je ne veux laisser !
***
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