|
J'ai parfois l'indicible désir
De clore les yeux un soir
Et imaginer le delta du Guadalquivir
Ses aigrettes blanches, ses taureaux noirs
Toujours la tête dans la lune
Il me suffit, le temps d'un soupir
Le corps allongé sur la croupe des dunes
De tutoyer des yeux la constellation d'Altaïr
Cœur de voyageur, l'âme en partance
Se nourrit de pins parasols sous le ciel d'azur
Pour un pèlerinage à la toscane Florence
Sous la patine Renaissance, brille sa culture
J'ai l'esprit si vagabond
Une pulsion de liberté sans trêve
Qui toujours repousse l'horizon
En quête d'autres mers, d'autres grèves
De l'arbre du voyage
Les rêves les plus beaux en sont la sève
Les petits paradis qui en forment feuillage
Se mordorent au soleil qui se lève

|