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L'AUBE
L’aube indiscrète léche l'oreiller
Etale du mauve aux murs de la chambre,
Tatoue sur les draps des ombres ocellées
Face au nouveau jour je dis : Je l’aime
Un rai de soleil saute la croisée
Perce le palmier, les joncs qui se cambrent
Pose sur la peau l’opale irisée.
A cet astre d’or je dis : Je l’aime
Frissonnant, troublé du chant d’un oiseau.
Le silence dort au lit de la mer
La vague offre au sable une algue en cadeau
A la plaine bleue je dis :Je l’aime
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Prolonger l'instant aux moiteurs du lit.
Humer les parfums qu'exhale la terre.
Ouvrir grands les bras, quand l’espoir revit
Au ciel lumineux je dis : Je l’aime
Anita
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