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Une âme égarée, perdue dans un ailleurs,
Un océan d'oubli, ballotée par les flots,
Un paradis de glace, barrière de malheur,
Perdue et noyée dans un océan de mots.
Assise dans l'herbe, pieds nus sur les cailloux,
Je regarde au loin disparaitre le soleil,
Les ciel s'est embrasé, en moi tout devient flou,
Comme pour cacher mes cendres brûlées comme le ciel.
Je suis seule, devant l'immensité,
J'ai froid, j'ai peur, je me laisse partir,
Le temps ne passe plus, c'est long l'éternité,
Je voudrais juste ne plus penser, m'endormir.
Silence obsédant, solitude imposée,
Je meurs lentement, emportée par les vagues,
Les vagues de la mer où mon âme s'est noyée,
Je me sens dénudée, comme une branche qu'on élague.
Je ne sens plus le monde bouger autour de moi,
Je souffre en silence, qui pourrait m'entendre?
Personne, le monde jamais n'a écouté ma voix,
Comme si j'étais une folle, personne ne sait comprendre.
Oubliée, morte et sans plus aucun but,
J'erre sans fin, je laisse mes pas me porter,
Comment remportée une inégale lutte?
Je ne peux plus résister, je suis tombée.
Autour de moi on vit, on chante, on explore son temps,
Je ne suis qu'une pauvre âme destinée à mourir,
Une parmi des millers d'aveugles jugements,
Qui verrait une fille parmi tant d'autres martyrs?
Si la Mort vient un jour me prendre par la main,
Si je pars en voyage avec cette amie,
Le monde continuera toujours son chemin,
Je suis déjà morte pour ceux encore en vie.
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