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« SONNET A SORNETTES »
J’écris mais à quoi bon, tous mes mots sont bien mièvres,
Le poète - écrivain, regarde avec dédain
Mes si piètres récits, avec un air hautain
C’est très laid et bien froid pour en avoir des fièvres.
Pourtant moi je transpire en forgeant comme orfèvres
Une ode à la nature en clamant son déclin,
L’hymne de mon amour en guise de festin,
Mais vous n’aimez pas ça, sourire aux coins des lèvres.
Alors seule en mon coin, tapotant mon clavier,
Ce sont les mots venus, d’un modeste vivier,
La menue voix du cœur tombe sur page blanche.
Que m’importe après tout je dis avec humour
Des faits de tous les jours, mais vous donne en échange
De charmants rendez-vous pour vous parler d’amour !
© Calynette (2006)
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