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Toi, que la grâce de la destinée
Un beau matin de juin m'a présenté
Et que la vie dans sa complexité
S’obstine à tenir de moi éloigné.
Me plongeant en pleine perplexité
Ou, las, par la tristesse ravagée
Ne voyant pas mon amour partagé.
Impossible pour moi de résister
Nuement ton sourire m'a envoûtée
Ah qu’elles sont belles, tes mains si soignées !
Comme tes grands yeux noirs qui m'ont charmée
Chenille, dans mon cocon je dormais
Et me voilà papillon désormais,
Sortant de sa chrysalide pour briller
Sans faillir, à ton image, mon aimé.
Imperceptiblement, te côtoyer
Bouleversa ma vie toute tracée
L’amour frappa sans que j'y ai songé
Embrasa mon cœur de maman rangée.
Ensemble, durant plus d’une année
Toi et moi ne fûmes que des équipiers
Oeuvrant dans une communion de pensées.
Irréversiblement doit évoluer
La sympathie entre nous perpétuée
En une véritable amitié.
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