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aquarelle d'anita
Sillages
Oiseau sur l’infini d’une nappe étendue
Un voiler s'enfuit,
Déchire les nuages et par la brume bu
Court vers la nuit
Au long des flancs luisants jaillissent des volutes
De rubans bleu-vert
Ecument comme vin pétillant dans des flûtes,
Paillettent la mer
Se dessinent à la proue les folles arabesques
Du flot bouillonnant.
Nacre de perle fine en lisière aux fresques,
D’écume d’argent
Les longs colliers nacrés s’enroulent aux sillages,
Sillons fugitifs.
Comme caprices vont de ces serments volages,
Aux oublis hâtifs.
Gais sillages dansant dans les vagues mouvantes
Heureux en ce jour,
Lendemain disparus dans les huées sifflantes
De vents noirs et lourds.
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