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Un peu de terre quelques brindilles un peu de mousse
un nid d’où par les trous le soleil éclabousse
La barbe des vieux fleuves et les nymphes de ruisseaux
Marient leurs eaux, l’oiseau voltige après l’oiseau.
Tous attendaient la pluie, ses galops de métal.
Ce fut une explosion de couleurs, de pétales
Les sources chantent et pleurent la pluie remplit les mares
L’air en est tumultueux comme un air de guitare
L’herbe gonfle. Et comme ceux là qui rêvent de gloire
Jettent un œil au miroir l’eau réfléchit le soleil
les liens d’amour se tissent comme passent les hirondelles
Mars tient la main à Vénus lui jure d’être fidèle
Les pétales des fleurs se transforment en paniers
Sensibles telles des ombrelles dans le vent printanier

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