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A l'O raillé (compo à 5 mains)

le mercredi 18 janvier 2006, à 08:41. Posté par MarieN (auteur : 0106)


    voilà l'oeuvre de 5 amis qui un soir...

    Ô toi ami toujours constant
    Nuit après nuit présent
    Toi que je retrouve toujours le même
    Qui ne te plaint pas quand je te malmène.

    Ô toi témoin tout doux
    De mes rêves les plus fous
    De mes fatigues trop lourdes
    De mes insomnies trop sourdes.

    Toi que j'ai écrasé,
    Tapé,
    Secoué,

    Sur qui j'ai bavé,
    Pleuré,
    Rêvé.

    Toi qui a tout entendu,
    Surtout ce que tu n'aurais pas dû,
    Toi qui m'attend toujours
    Quand en nuit se fait le jour.

    Je t'aime,

    Mon oreiller.


    Toi que j'abandonne au matin
    sans jamais un mot câlin
    ce matin j'ai réalisé
    que je devais te vénérer

    Aussi ai-je décidé
    pour que justice soit rétablie
    désormais de te garder
    Près de moi jour et nuit

    Tu viendras avec moi
    te promener dans les bois
    Au supermarché ou chez mémé
    et je n'aurai plus honte de crier

    Que c'est divin un oreiller !




    L'or rayé en confident
    de tous les moments par tous les temps
    De mes transports ou mes soupirs
    En solitaire ou meme pire

    En rayure décalquée des petits matins blemes
    En plis sur ma joue marbrés, de dessins meme
    En soutien discret d'une nuque trop raide
    ou mémoire urnée
    de pensées trop censéesde cambrure pour des jeux partagés

    Quelquefois je m'y love
    D'autres fois je l'inonde
    Le plus souvent m'abandonne
    Fourbu par la journée
    de pensées trop censées

    Heureusement la nuit
    Et puis ?




    Et puis... le matin tu es toujours là
    Sous mon cou si las.
    Je te tape, je te redresse,
    Tu m'enveloppes de ta caresse.

    Tu gardes l'odeur de ses cheveux
    L'odeur ténue de mes rêves bleus,
    De qui un instant a posé sa tête,
    Mêlant sa bouche à la mienne, fête !

    Alors je me plonge en toi,
    Qui ne sait pas, qui reste si froid,
    Et si chaud aussi, plein du souvenir
    De celui qui m'a fait tant rire.

    Toi tu sais, mais tu te tais,
    Mes rires, mes larmes, mes cris, mes secrets.
    Chut ! Ne dis rien, laisse-moi aujourd'hui
    Mes nuits d'insomnie rêver de lui

    Dont toi aussi tu te souviens...

    Hein ?



    Et L'O raillé
    de répondre
    nOn
    J'ai tout oublié !



    Je t'ai souvent parfumé
    D' essence légère
    Cachant sous la taie,
    Des rêves en poussière

    Je t'ai garni de plumes
    Craquantes sous les doigts
    Ces nuits d'infortune
    Où il faisait si froid

    Je t'ai sculpté de mousse
    Te voulant plus ferme
    Puisque n'est pas douce
    La vie, avare de bohèmes

    Je t'ai vêtu enfin,
    De coutil ou de soie
    De coton brodé fin
    Pour être digne d'un roi

    Je t'ai maquillé souvent
    De rimel non ôté
    Qui voulait pourtant
    Masquer la vérité

    Tu a mon odeur,
    Mes traces, mes empreintes
    Et le battement de mon coeur
    Lorsque la nuit s'est éteinte

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commentaires ( 3 ) (Ajouter un commentaire)
VS591 le mercredi 18 janvier 2006, à 08:54
bravo ! original j'aime beaucoup ! bravo ! vincent www.mespoemes.net/vs591/

cycy.bj le lundi 30 janvier 2006, à 22:03
Très original et très drôle!! Je pense que bocoo de gens se retrouvent dans ce poème!! Kiss. www.mespoemes.net/cycy

steffeu le vendredi 26 mai 2006, à 20:48
bien rigolo!! j'aime la manière décrire et je tiens à préciser qu'éffectivement tout le monde doit se retrouver dans les sentiments que tu fais partager dans tes textes...

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