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Marianne, ma petite soeur,
Tu sais ici, rien n'a changé,
A part que tu n'es plus là,
Tout est comme tu l'as laissé,
Jusqu'au moindre bruit de pas ;
J'espère que tu es heureuse,
Là où tu es, là où tu vas,
Toi qui étais une vrai danseuse,
De bonheur et de joie ;
Le vieux sycomore est toujours debout,
Comme s'il attendait ton retour,
Ici l'herbe s'est teintée de roux,
Comme chaque automne lourd ;
Il fait toujours aussi chaud,
J'espère que tu n'y pense pas,
Sinon tu vas regretter trop,
Et alors tu dépérira ;
La petite juliette m'a dit,
Que tu lui manquais beaucoup,
On pense toujours à toi ici,
Ton souvenir est gravé en nous ;
Dans le jardin que tu aimais tant,
Des fleurs blanches sont écloses,
Le pavillon est toujours blanc,
Et je l'ai décoré de roses ;
Tu les aimais tant, Marianne,
J'espère que tu les vois d'ici,
Ce soir le soleil s'enflamme,
Et autour de moi vole ton esprit ;
Je me sens seule, sans toi,
Tu sais, tu nous manque bien trop,
Hier j'ai marché dans les bois,
Ceux que tu aimais, près de l'eau ;
Je t'ai gardé une pierre bleue,
je l'ai trouvée dans l'océan,
On dirait un cadeau des dieux,
Elle est pour toi, elle brille vraiment ;
J'ai décidé de venir te voir,
C'est pour ça que je t'écris,
Ce petit mot plien d'espoir,
Que tu le gardes pour la vie ;
En le déposant sur la pierre,
Mais si tu es loin de ce monde,
Tu entendras ma prière,
Si mon amour est sur ta tombe.
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