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Le front aux vitres
Un regard sur la ville aux ténèbres moroses .
A la pente du toit un pigeon est perché,
Patiemment il roucoule aux nuages gris et roses
Echappé de son bec : un duvet arraché.
La pluie caresse et peint l’ardoise vernissée ,
S’épanche en la gouttière et ruisselle en sanglot..
J’entends front appuyé à la croisée glacée
L’orchestre de l’orage accorder son piano
Au ruisseau de la rue les taxis vont et viennent,
Le moteur assourdi d’un bâillon de brouillard
Monte et vient s'accrocher aux fentes des persiennes.
La lampe éberluée s’allume et joue la star.
L'ondée sertie d’argent les pavés de la cour.
Larmes sur la fenêtre et pluie sur mon tourment.
Sous un toit anonyme est blotti mon amour,
.Mais la ville demain me rendra mon amant .
Anita
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