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LUI
Il était une fois, un petit garçon,
Huit ans, à peine, un vrai polisson.
Couché, sur un lit d’hôpital.
On lui soignait son mal.
MOI :
Un cancer m’envahissait le corps
Paralysant le moindre effort.
Ne voyant que souffrance, en devenir,
Et la mort en avenir !
Je comblais mon présent, en odieuses plaintes,
Additionnant les heures, en prières saintes.
LUI :
Malgré, la chute de ses cheveux,
Lui donnant, l’allure d’un p’tit vieux !
Malgré ses muscles fatigués,
Ce couloir froid et lustré,
Etait sa cour de jeux, sa patinoire !
Chaises, bancs devenant, toboggans, sautoirs.
Chevalier tondu,
De repos, il ne voulait plus.
MOI :
Dans ma tête, tout n’était que confusion.
Il me fallait apprendre,
Il me fallait comprendre,
Ce petit d’homme, enchaîné aux perfusions,
Boulimique de vie,
Débordant d’énergie.
LUI :
Il avait un secret, aux bords d’un encrier,
Sur les lignes droites d’un cahier d’écolier,
Chaque soir, au son d’un goutte à goutte.
Il s’enfermait dans sa redoute,
Dessinant en lettres, ses peurs.
Les mots l’accompagnaient dans ses frayeurs.
L’aube venue, il emprisonnait, ces pages,
Pour la journée, et dans un grand éclat de rire
A l’infirmière décochant un sourire
Embrassait la vie, avec rage !
VOUS :
Ce n’est pas conte de fées,
Il vous appartiendra de juger,
Il y a dans les images réelles,
Une part d’irrationnelle.
La détresse , la mort ne sont pas innéluctables !
L’amour , la vie , eux sont délectables !
A chaque instants,
De l’hiver au printemps
Vivez ! Mais vivez , Bon sang !!
à Christophe , ce p'tit gars rencontré dans un grand couloir froid !
Vincent
« La Sagesse, c’est apprendre le temps ! » ( Le Vénérable)
http://www.mespoemes.net/vs591/
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