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Au milieu de la nuit
Un bonheur me rejoint
Par la force d’un désir
Je voyage très très loin.
Je vole dans les airs
Au-delà de l'infini
Dans un autre univers
Un vent doux me conduit.
Mais étant un oiseau
A qui on a brisé ses ailes
Je tombe de très haut
En me brisant par terre.
Alors je me réveille
Et je souffre en silence
Je vois dans ces merveilles
Le mirage de ma conscience.
Le ciel est mon plafond
L'univers c'est ma chambre
Je ne suis pas un oiseau
Dieu me l’a fait comprendre.
Seule je me console
Je rejoins mon cahier
Et ma plume s'affole
Ecrivant la vérité.
Un peu dure d'accepter
Je réveille ma lucidité
Et je vois la réalité
De mon si dur destin.
Pour la vie, handicapée
Sauf si Dieu le veut bien
Me rendre la liberté
Comme il y a huit années,
Mon avenir lui appartient
Mes ailes sont brisées
Pour toujours à jamais
Je crie ma liberté !
Je m'endors apaissée.
A l'aube un rossignol
Ayant senti mes tracas
Me réveille en chantant
Dans sa douce voix d'or
Il y a l'écho d'un espoir
Un espoir virtuel
Tout au bout de ses ailes.
Et puis de bon matin
Je cherche au tour de moi
Voir si rien n'a changé
Mais non ! tout est comme avant,
Je vois mon fauteuil roulant
A deux mètres de moi.
Mais au fond de moi-même
Une joie forte et suprême
Cours le long de mes veines
Et je dis oh! Oui vie je t'aime!.
"Car tu es belle quand même"
"Ta beauté en vaut la peine"
Ta nature je l’aime !
Tes champs, tes fleurs, ta plaine.
Et tous ces amis qui m'aiment
Gentiment me soutiennent.
Alors je fais fuir ma peine,
Par le chemin de mes poèmes
Qui brûlent dans mes veines,
D'une force souveraine.
D'une sincérité suprême
A ceux qui me soutiennent
Je leur dis, je vous aime !
Mes Peintures et mes poèmes
Me font oublier mes peines.
Paquita
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