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Madame marmotte attendait son mari,
Elle avait tout préparé avec soin,
La table était mise, le dîner servi,
Mais Monsieur marmotte n'arrivait point.
Madame, bien embêtée qu'elle était,
Décida de partir le chercher,
Elle ferma la porte soigneusement, et,
La tanière fermée, partit rassurée.
Madame marmotte traversa le lac,
Qui n'en était plus un, il faisait moins quatre,
Lissa son pelage pour être bien mise,
Et entama sa route à travers la banquise.
Monsieur marmotte pendant ce temps,
On peut se demander ce qu'il faisait,
Il rentrait chez lui, tout simplement,
Mais par le chemin derrière la forêt.
Madame, enfin, parvint à son bureau,
Et questionna Monsieur lapin, le concierge,
Qui lui dit "Il est partit sans un mot,
Il y a de cela le temps d'une tombée de neige".
Monsieur, de son côté, tout guilleret,
Arriva chez lui, trouva la porte close,
Il en fit trois fois le tour, inquiet,
Etait-il arrivé à madame quelque chose?
Madame marmotte, elle, se rongeait les sangs,
Mais pourquoi son mari n'était-il plus là?
Ni chez eux, ni ici, mauvais pressentiment,
Tandis que monsieur, pensait de même là-bas.
Voilà la fin du conte, dont la morale,
Si courte et simple soit-elle, n'en dérobe point,
Et n'oubliez jamais qu'une madame en cavale,
Fait plus de ravages qu'un conseil mesquin.
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