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Lettre que mon très cher ami Marc a écrit pour la Saint Valentin ,un mois avant son départ pour le pays des anges dont il était
Anita
Aquarelle offerte à Marc faite pour la couverture de son recueil
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L’ange se love au creux de mes bras, tout contre mon cœur pour s’y endormir, la femme est bercée par ma respiration…
Je lui rends la vie plus douce en ajoutant une nouvelle dimension à ses rêves.
Elle est invisible en surface. Toute la journée elle se glisse dans les recoins de mon être et elle reste là, le soir je lui ouvre ma grotte du cœur, nous sommes juste sous les étoiles, c'est si beau... Tout l'or du monde ne vaudra jamais un seul de ces sentiments.
L’ange aime bien penser à mon visage, Cette femme adore mes lèvres qu’elle voudrait sur les siennes, elle adore mes cheveux où elle voudrait fourrager avec ses ongles roses. Elle est de ces êtres qu'on ne rencontre qu'une fois dans la vie, un vrai petit ange venant de la planète amour, il envoie balader tout le malheur du monde pour s'installer à sa place, je l'adore.
Nous avons envie de trouver une plage à la mesure de nos « Je t’aime », une plage déserte d'estivants où la dune est un lit pour les rêveurs avec pour seule barrière un rideau de joncs, nous aurons comme seul témoin une mouette rigolarde, nous voulons un coin dégageant une saveur longtemps recherché à la mesure de notre Amour.
Je sais quelle occulte ce désir et cette présence fantôme... Nous avons dans le cœur un océan de tendresse, il nous est entièrement offert cette fin d’après midi d’août.
J’aime l'entendre parler authentique en roucoulant des mots remplis de tendresses, des confidences où elle me dit ce qui lui a fait mal, elle aime beaucoup me murmurer à l'oreille les secrets de son être, les blessures qui saignent encore, elle sait que par moi ils seront bien gardés et que moi… Je ne lui ferai pas de mal.
Je m’imagine bien dans un rêve accompagné d’anges marins qui lui ressemblent… Nous démarrons de la vieille darse du port de Toulon, nous n’avons que ces quelques jours d'amour pour nous aimer avec nos mots purs, nous détenons un bien précieux accompagné de nos caresses pour nous sentir vivre les émotions du myocarde.
C'est certain nous nous aimons viscéralement, nous l’aimons cet impossible rêve, nous le faisons avec peu de mots peut-être, mais on se les dit avec une infinie tendresse, nous les recevons un peu comme ces sources étranges, elles ne se tarissent jamais parce qu'elles viennent du plus profond de la Terre d'où elles fusent après avoir été retenues prisonnières d'un carcan de pierres, ces sources sont comme nos vies soumises aux tabous qui brident les rêves
Nos mots résonnent comme une complainte rythmant notre électrocardiogramme de l’amour, nos cœurs restent bercés par les vagues tendres pendant le ressac après la tempête, elles sont liées surtout à cette douce mélodie du myocarde que nous dégageons, elle est envoûtante comme le chant de sirènes nous attirant vers les hauts fonds du grand bleu
Les expressions apaisantes pour l’âme nous donnent la force de relever la tête, elles nous permettent de faire face aux absurdités de la vie, il lui arrive pourtant de regretter au fond d’elle même de ne pouvoir me donner ce que je désire plus que tout, cet amour habitant son corps pour l’amour ! Elle a le regard à la pluie de ne pouvoir me donner ces caresses qui lui brûlent les doigts avec tous ces baisers qui gonflent ses lèvres
Laventin a un bateau, il va vers l’île des anges, ce nom semble prédestiné car elle semble faite pour nous. Elle est déserte
L’église des sentiments est basée sur la plage avec nos émotions du cœur, nous n’avons plus qu’à lui rajouter une girouette pour la passion des mots.
On voit tout autour de nous s’étaler les reflets d’argent de la mer avec son bouillonnement de rouleaux blanchâtres, il fait sombre derrière notre installation improvisée, la nuit arrive avec son ciel orné d’étoiles, devant nous… Nous avons encore un soleil vif, il descend et pénètre la mer comme pour l'épouser, ce soleil décline peu à peu dans l’or du soir pour s’enflammer à l’horizon, il nous salue de très loin. avant de disparaître dans les flots.
Je suis fou d’elle, je veux lui offrir un jardin entier de fleurs magnifiques au parfum enivrant, je désire trouver une fleur sentant son parfum de tendresse, je souhaite lui montrer des trésors de passion et d'amour, j’ai envie de l’assourdir avec des mots caressants. Je tiens à lui livrer une part de moi, je sais qu’elle aime ça.
Nous sommes bien sur cette île de l’amour aux dimensions de notre passion énorme, nous existons comme dans un état second lovés dans nos bras protecteurs. Elle se blottit contre moi comme si le monde n’existe pas, nous sommes comme deux naufragés accrochés l'un à l'autre, seuls avec l'amour tel des gardiens repoussant les envahisseurs possibles de cet Eden.
Je sens son aura câline dans le timbre de sa voix quand elle me dit : « Je t’aime… Pour moi, tu es semblable à ces nuages aux milles couleurs que l'on voudrait toucher du doigt, mais s'évanouissant au moindre frôlement de nos cellules. »
J’embrasse ses lèvres vanille en les effleurant avec les miennes, elles embaument la vanille, je la couvre de baisers, mes lèvres découvrent son cou, il se ploie en arrière comme pour mieux m'offrir sa blancheur de cygne.
C’est si doux d’être là, je me sens abandonné dans ses bras, je m’allonge contre elle. Elle m’embrasse avec fougue, son souffle plus rapide se voit sur ses lèvres. Je lui rends ses baisers.
Elle me dit : « Tu m'es précieux comme un joyau, tu n’es pas de ceux que l'on enferme dans un écrin pour en profiter seul, ni de ceux qu'on exhibe pour s'en enorgueillir, mais tu es de ceux que l'on préserve en leur laissant toute liberté, comme une fleur choyée sans la couper de l'arbre lui donnant la vie. »
Je sens son cœur battre au rythme de mes envies : « Boum boum badaboum boum boum », il cogne au rythme de mon amour. elle met sa joue sur mon torse comme pour écouter mon cœur battant comme un fou.
Le lendemain, elle embrasse mes paupières et mes lèvres tendrement. Je suis son doux ange.
Les mots voilent le feu des désirs, ils s'offrent à son cœur. Elle me communique sa tendresse venue tout droit de l'âme. Cette communion précieuse où l'autre s'oublie soi-même
Ce livre de Lavantin est une véritable thérapie douce… Cela fait plaisir de le lire avec les yeux de l’affection, il vous permet de ressentir et de parler.
Et, ne l’oubliez pas, aimer c'est donner, non prendre.
Marc Blayot
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