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Mon bel amour s’en est allé
Tel une plume légère,
Suivant des courants ascendants
Et ma conscience taraudant,
S’élève vers d’autres sphères.
Mon bel amour s’en est allé
Tel la flamme d’une bougie
Sur laquelle on soufflerait
Vacillante, s’étiolerait
Jusqu’à tomber en léthargie
Mon bel amour s’en est allé
Tel une bûche consumée
De nuages d’habitudes
Où germèrent lassitudes
Routines accoutumées.
Mon bel amour s’en est allé
Tel une fleur dans un jardin
Sans sa goutte d’eau se flétrit
Sans admiration se meurtrit
Mélancolique cœur chagrin.
Mon bel amour s’en est allé
Tel le nord par l’aimant happé.
Par un Amour platonique
Mais néanmoins idyllique
Brusquement me voilà frappée.
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