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Il est des blancs qui font peurs, comme un effaceur, une Mort
Qui se voile du noir et nous parle de sa voix blanche, sourire !
Elle accueille notre Livre de vie comme une offrande, un trésor,
Nous prenons acte de sa présence, soulevons nos os de rire.
Il y a la page blanche qui s’ouvre à nous, telle une vierge, timide !
Pourtant dans ses fibres il y a de l’arrogance qui soulève le pire.
Nous braquons notre stylo comme une arme à signes. Le vide
S’engouffre dans la tuyauterie de notre sexe dévergondé du désir !
Il y a ce blanc d’œuf comme ce sperme égaré sur les bords
D’un sillon qui se rétracte, peur blanche de l’adultère, erreur
De l’instant, jouissance infini, cri à deux sur le jeu d’un sort,
Les yeux se révulsent, le blanc s’enfonce dans le bonheur !
Tissu blanc, tissu de la page blanche, tissu du deuil hindou,
Tissu de l’infirmier, ils sont ses empreintes, ces réceptacles,
Que nous accueillons pour nous sauver de notre rage sous
Les coups de la déraison, du corporel, ces maudits spectacles !
©Max-Louis MARCETTEAU2005
http://www.mespoemes.net/sites/index.php?login=millebullesdemots
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