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Ce texte est le fruit de l’inspiration d’un homme
que j’admire énormément : Jacques Gourvennec.
Et d’ailleurs je ne puis m’empêcher de mettre son
propre texte à la suite du miens...
Ta muse : de Soupir
Au verglas de nos étreintes, les draps glissent sur le sol
C’n’est que le froissement du vent, c’n’est qu’un espace entre-nous
Que l’on fane dans un vase qui n’existe pas
Ma fleur ayant perdue ses pétales, je t’amuse
Pourtant... Oui pourtant... Je suis ta muse
Alors qu’à l’ombre fiévreux des toisons, nos ventres se rencontrent
Nulle force n’emportera la tempête de nos doigts
À la berge, à la Seine, au Saint-Laurent, l’on s’étang...
Je suis ta muse... moi... ta muse au cri lyrique
Un simple frôlement... Un mot qui étanche notre soif
Nos yeux prolongent sans se voir des crachats de poésies
Nos langues sans se goûter composent des airs d’osmoses
Moi... ta muse... au regard vers le vague... au bras du vide... aux courbes incertaines
Je m’épanche sur le pont où bascule le peignoir au effluve du fil
Ta gueule décousue au diapason de mon slip éventré... du rêve
À décomposer des orgies dans le jardin de ta muse
La musique chante au frottement de nos chairs
Moi... sans toi... je ne suis plus...moi sans toi... une muse...
Me voilà ! Le point d’une virgule... l’envers d’une photo... l’amour sans cœur
J’ai vue ton sourire s’effacer dans la marée noire... T’ayant perdue quelque part
Autre-part. entre moi... et elle... l’autre... qui t’aspire... qui t’inspire... qui me fait mourir...
Moi l’éclair de ta vie...ta muse... j’ai frappée le centre de ton paratonnerre
Sur le sol je me meurs retournant au feu du vent... au feu du temps...
Tes mots se fripent et je me noie au sang de ta plume...
Tu sais... j’ai besoin d’un piano à queue... Tu sais que j’ai besoin de ta gueule
Qui secoue mes entrailles en inventant la source de mon texte
Mouillant de convulsions, frôlant les souv’nirs de nos corps impénétrables
Pourtant... les gris sur fond noir ne riment jamais... ne rimes jamais...
Gardien de mes rêves tu tourmentes l’embouchure de mon fleuve
L’inspiration corrosive tourmente les u et les nus déments
Irréfléchis... nos paroles se fondent sur le papier glacé
Sans toi je ne suis plus moi... Sans toi... Je suis autre... Sans toi...
Je ne suis qu’un spasme dans tes pulsions sans sensations...
Tu écris mon nom aveuglément... Comme celui d’une muse impérissable
Et pourtant... je tombe dans l’ombre... Aller ! Tournes les pages feuilletées que je m’envole...
Au sel de nos vagues les parfums de la mer s’échappent au large
T’es poète toi ? Pourtant... sans ta muse... tu ne vaux pas une rime...
Ma muse : De Jacques Gourvennec
J’avance les yeux fermés, dans cette nuit de chien...
J’avance en attendant l’amour... Ma Muse...
Ma muse, qui me dévale... accroché... au destin...
Pas celui là...L’autre !
Celui qui marche seul...
Celui qu’on ne rencontre pas..
Lui...
Mon destin et Ma Muse
Aux olympiades de mon nombril
Avec mes mises à l’heure, dans la broussaille bi-journalière d’une extraction de verbes, à lui prêter des mots.
Lui...
Mon destin et Ma Muse... D’une autre destinée
Dans la sensualité, des gestes imaginaires
L’autre partie de moi, dans les matins d’un autre.
De l’autre coté de nous
De l’autre coté des mots
Elle et cet autre...
Elle et ma triste vie
Dans l’invisible monde
Avec la sénescence de ma chienne de peau.
Elle... Ma Muse
Elle... Des toujours...
Ma Muse démuselée, dans les passages étroits de mes lignes de mire...
A ses seins libérés..
Son ventre disponible
Dans l’ombre cavalière des draps d’un autre lit...
A sa bouche rassasier...de fleurs, à fleur de peau... Au centre des écumes...
A ses lèvres abusées, dans la syntaxe que j’injecte, dans ses rêves à distance...
Quand se pointe mon verbe
Quand se pointent ses gorges, au piano de mes doigts...
Ma Muse comme la mer, haute dans ses trafics... Dans sa petite mort
Ma Muse comme au jusant...
Qui me va
Qui me vient
Dans mes mains... Dans le vide...
Et qui meure d’encore...
Ma Muse quand tout fout l’camp
Dans un gris cathédral
Ma Muse, moi et mon chien et le temps qui m’affale
Ma Muse, Moi et mon âge, comme un vieux chien qui dort...
Avec sa voix dissimulée, derrière mes mains aveugles
Dans nos petits papiers pliés sur l’écriture
Du semblant, sans nos gestes
Et des mises à l’épreuve des hallucinogènes... Ce voyage en dedans !
Dans nos espaces intimes, humés d’imaginaire, où l’inconscience oblique, du coté d’un Ailleurs
De l’autre coté de nous, l’autre coté des phrases, à supporter le temps, d’infiniment sans elle, aveugle et sans sa voix
Tellement loin... tellement va !
Tellement nous pourtant...s’en va !
Avec les mots que l’on avale, ruisselant nos murmures
A nos langu’s diluées des éclats de silence
Avec nos pouls synchronisés... aux rythmes des horloges
De nous... sans elle, sans moi...
Moi et Ma Muse...
Dans la géométrie des gouffres horizontaux, les yeux ouverts à l’aventure, d’une insatisfaction.
A peindre l’immobile...
Un rêve
Un sentiment
L’amour invulnérable
Quant tout semble d’encor
Presque de vérité...
Lorsque la nuit remue, d’effondrement du jour
A ces ruelles trop sombres d’un héros sous la lune...
Tellement tout
Quand elle vient
Quant tout s’en va...
Aux rythmes incessants de la marche du monde
Des lignes, aux écritures...
A peine d’imaginaires, qui ne parlent que de nous...
Comme un rêve rêvé...
D’Amour...
A pas de loup..
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