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Ta muse (Soupir) Ma muse (J.G.)

le jeudi 23 février 2006, à 15:30. Posté par Soupir


    Ce texte est le fruit de l’inspiration d’un homme
    que j’admire énormément : Jacques Gourvennec.
    Et d’ailleurs je ne puis m’empêcher de mettre son
    propre texte à la suite du miens...



    Ta muse : de Soupir


    Au verglas de nos étreintes, les draps glissent sur le sol
    C’n’est que le froissement du vent, c’n’est qu’un espace entre-nous
    Que l’on fane dans un vase qui n’existe pas
    Ma fleur ayant perdue ses pétales, je t’amuse
    Pourtant... Oui pourtant... Je suis ta muse
    Alors qu’à l’ombre fiévreux des toisons, nos ventres se rencontrent
    Nulle force n’emportera la tempête de nos doigts
    À la berge, à la Seine, au Saint-Laurent, l’on s’étang...

    Je suis ta muse... moi... ta muse au cri lyrique

    Un simple frôlement... Un mot qui étanche notre soif
    Nos yeux prolongent sans se voir des crachats de poésies
    Nos langues sans se goûter composent des airs d’osmoses

    Moi... ta muse... au regard vers le vague... au bras du vide... aux courbes incertaines

    Je m’épanche sur le pont où bascule le peignoir au effluve du fil
    Ta gueule décousue au diapason de mon slip éventré... du rêve
    À décomposer des orgies dans le jardin de ta muse
    La musique chante au frottement de nos chairs

    Moi... sans toi... je ne suis plus...moi sans toi... une muse...
    Me voilà ! Le point d’une virgule... l’envers d’une photo... l’amour sans cœur
    J’ai vue ton sourire s’effacer dans la marée noire... T’ayant perdue quelque part
    Autre-part. entre moi... et elle... l’autre... qui t’aspire... qui t’inspire... qui me fait mourir...
    Moi l’éclair de ta vie...ta muse... j’ai frappée le centre de ton paratonnerre
    Sur le sol je me meurs retournant au feu du vent... au feu du temps...
    Tes mots se fripent et je me noie au sang de ta plume...

    Tu sais... j’ai besoin d’un piano à queue... Tu sais que j’ai besoin de ta gueule
    Qui secoue mes entrailles en inventant la source de mon texte
    Mouillant de convulsions, frôlant les souv’nirs de nos corps impénétrables
    Pourtant... les gris sur fond noir ne riment jamais... ne rimes jamais...
    Gardien de mes rêves tu tourmentes l’embouchure de mon fleuve
    L’inspiration corrosive tourmente les u et les nus déments
    Irréfléchis... nos paroles se fondent sur le papier glacé

    Sans toi je ne suis plus moi... Sans toi... Je suis autre... Sans toi...

    Je ne suis qu’un spasme dans tes pulsions sans sensations...
    Tu écris mon nom aveuglément... Comme celui d’une muse impérissable
    Et pourtant... je tombe dans l’ombre... Aller ! Tournes les pages feuilletées que je m’envole...
    Au sel de nos vagues les parfums de la mer s’échappent au large
    T’es poète toi ? Pourtant... sans ta muse... tu ne vaux pas une rime...





    Ma muse : De Jacques Gourvennec

    J’avance les yeux fermés, dans cette nuit de chien...
    J’avance en attendant l’amour... Ma Muse...

    Ma muse, qui me dévale... accroché... au destin...
    Pas celui là...L’autre !
    Celui qui marche seul...
    Celui qu’on ne rencontre pas..

    Lui...

    Mon destin et Ma Muse

    Aux olympiades de mon nombril
    Avec mes mises à l’heure, dans la broussaille bi-journalière d’une extraction de verbes, à lui prêter des mots.

    Lui...
    Mon destin et Ma Muse... D’une autre destinée

    Dans la sensualité, des gestes imaginaires
    L’autre partie de moi, dans les matins d’un autre.

    De l’autre coté de nous
    De l’autre coté des mots

    Elle et cet autre...

    Elle et ma triste vie
    Dans l’invisible monde
    Avec la sénescence de ma chienne de peau.

    Elle... Ma Muse

    Elle... Des toujours...
    Ma Muse démuselée, dans les passages étroits de mes lignes de mire...

    A ses seins libérés..
    Son ventre disponible
    Dans l’ombre cavalière des draps d’un autre lit...

    A sa bouche rassasier...de fleurs, à fleur de peau... Au centre des écumes...

    A ses lèvres abusées, dans la syntaxe que j’injecte, dans ses rêves à distance...

    Quand se pointe mon verbe
    Quand se pointent ses gorges, au piano de mes doigts...

    Ma Muse comme la mer, haute dans ses trafics... Dans sa petite mort
    Ma Muse comme au jusant...
    Qui me va
    Qui me vient
    Dans mes mains... Dans le vide...
    Et qui meure d’encore...

    Ma Muse quand tout fout l’camp
    Dans un gris cathédral

    Ma Muse, moi et mon chien et le temps qui m’affale

    Ma Muse, Moi et mon âge, comme un vieux chien qui dort...

    Avec sa voix dissimulée, derrière mes mains aveugles
    Dans nos petits papiers pliés sur l’écriture

    Du semblant, sans nos gestes
    Et des mises à l’épreuve des hallucinogènes... Ce voyage en dedans !

    Dans nos espaces intimes, humés d’imaginaire, où l’inconscience oblique, du coté d’un Ailleurs

    De l’autre coté de nous, l’autre coté des phrases, à supporter le temps, d’infiniment sans elle, aveugle et sans sa voix

    Tellement loin... tellement va !
    Tellement nous pourtant...s’en va !

    Avec les mots que l’on avale, ruisselant nos murmures
    A nos langu’s diluées des éclats de silence
    Avec nos pouls synchronisés... aux rythmes des horloges

    De nous... sans elle, sans moi...

    Moi et Ma Muse...
    Dans la géométrie des gouffres horizontaux, les yeux ouverts à l’aventure, d’une insatisfaction.
    A peindre l’immobile...
    Un rêve
    Un sentiment
    L’amour invulnérable

    Quant tout semble d’encor
    Presque de vérité...

    Lorsque la nuit remue, d’effondrement du jour
    A ces ruelles trop sombres d’un héros sous la lune...

    Tellement tout
    Quand elle vient
    Quant tout s’en va...

    Aux rythmes incessants de la marche du monde

    Des lignes, aux écritures...
    A peine d’imaginaires, qui ne parlent que de nous...
    Comme un rêve rêvé...

    D’Amour...

    A pas de loup..

    http://forum.europeanservers.net/cgi-bin/d.eur ?4472933

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commentaires ( 3 ) (Ajouter un commentaire)
Marie le jeudi 23 février 2006, à 16:27
* J'ai tout lus, tout aspirer et je suis rester schotcher a ses mots tellement tout quand une muse nous tiens, bouche dégout non ! bouche d'amour tout simplement et je soupir lentement * Magnifique poèsie à lire * Bisous

Alliance (petitesalade) le mercredi 18 juin 2008, à 21:49
Je ne connaissais ce style d'écriture, tu as fait aussi bien que Jacques Gourvennec, mais c'est très très long! lol. A Bientôt. Nath.

ucmwgmh le mardi 25 octobre 2011, à 16:45
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