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Promenade d'un rêveur solitaire
A Jean-Jacques, bien sûr ...
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Le soleil se posait sur la terre de Sion,
J’ai fermé d’un baiser le rose du sillon
De l’amour qui courait au long de nos prisons ;
Puis j’ai pris mon bâton, j’ai quitté la maison.
Eloigne-toi de moi comme un oiseau s’envole,
Bientôt évanouie dans les bras de la brume,
Pour n’être qu’un lambeau de mémoire, l’écume
Des jours ensevelis sous le froid des paroles.
La lune accompagnait mon ombre sur la dune
Les nuages disaient ma tristesse importune
Aux jardins qui baignaient dans une eau d’infortune ;
Je prêtais à la nuit la douceur d’une brune.
Ne garde rien de moi, que l’odeur de mes mots
Trop tôt agenouillés au chevet de l’amour.
Retiens de notre histoire une aube de toujours,
Epargne à la mémoire la chute du rideau.
La forêt m’attendait, ses arbres me lançaient
Leurs bras désespérés des feuilles envolées,
Comme si je pouvais leur donner un printemps
A jamais disparu dans les remous du vent !
Mais …
Donne-moi une larme, et je saurai le jour
A l’écrin de tes yeux… Cette perle de toi
Me dira ton amour au miroir des émois.
Ouvre à nouveau ton cœur au bonheur qui accourt !
***
Février 2006
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