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Octobre rugissait, dans la nuit affûtait ses griffes
L'âme pantelante, les cheveux que l'angoisse ébouriffe
Je traînais lasse et défaite, inapte à consoler mes mots
Lorsqu'il frappa à ma porte, et devint mon alter-écho.
Au fond, il était moi, j'étais un peu de Lui
Tout à fait Nous, soudain, mon âme lui sourit
Mémoire retrouvée d'un autrefois, cosmique
Mon cœur se vit happé, dans un élan magnifique.
C'est ainsi quand les destins hélas, s'entrecroisent
Pour blanchir à la craie, de nos vies les ardoises
Souligner, puis effacer les prénoms que le temps a gravés
Sur un tronc d'arbre, un mur, ou un cahier d'écolier.
Et ces brindilles qu'il jetait dans l'âtre de mes jours
Enflammaient l'horizon, mes rêves, ma vie tout alentour
Quand la fièvre vous prend, est-il vraiment un remède ?
Le délire vous gagne, et cette faim qui obsède...
A trop vouloir l'aimer, j'ai sombré dans l'impasse
Sens interdit, j'ai couru boulevard de ses traces
Jusqu'à perdre ma voie, mon propre itinéraire
L'amour est souvent fou, mais il est nécessaire.
Octobre est revenu, j'ai usé toutes mes griffes
Encore plus pantelante, son souvenir m'ébouriffe
Et je traîne lasse, inapte à consoler ses mots
De près, de loin, qu'importe, je reste son alter-écho.

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