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Sur le pavé des délaissés ma pauvreté s’est établie
Elle à pour nom oubli, décadence et perdition
Mes mains tremblent et je m’enivre des effluves de la nuit
Mon désarroi se cèle sur une mante jaune sans façons
Mes yeux quêtent l’obole des passants, volatile indifférence
Pour eux que suis-je ?un vestige affublé d’errance
J’envie leur insolence les pièces m’atteignent sans conviction
La vie prête sa fortune ,mais son humeur abhorre les objections
Sur le pavé des délaissés j’habite les chuchotements de l’ennui
J’appréhende le passé et cette faute qui dans la rue m’interpelle
Ma déchéance ! dans un cahier de charges inscrivit sa honte
Je fus jeté sur le parvis , la foule m’enchaîna à sa ronde
Mes yeux vrillés à ce trottoir filtrent le temps et sa curie
La nuit se peuple de lumières, déjà se pressent les pas
Des faux semblants, des amours fugaces et des musiques rhétoriques
Une main blanche aborde mon front dans un souffle éthylique j’entends<suivez moi>>
Raymonde verney
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