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J’ai aimé un rêve,
Planté en mon cœur, comme un glaive
Il est en souvenir,
Bateau ivre, cherchant un port,
Naviguant sur une mer de remords.
C’était une simple rue,
Des maisons aux briques rouges
Au bout d’un village perdu,
Cerné de champs de blé, à la belle saison,
De terres grasses et lourdes aux premiers frissons.
Sur le pas de leurs portes, quelques jeunes mamans,
« papotaient » bruyamment , en tricotant.
Quelques bambins, en un parc enfermés,
Sommeillaient sous un parasol bricolé.
J’ai aimé un rêve,
Planté en mon âme, comme une trêve !
Il est en devenir,
Comme un livre en écriture,
Pour guérir, maintes blessures.
C’était, une bande de copains,
Aux jeux de mains, jeux de « vilains » !
Culottes courtes et godillots,
Construisant d’imaginaires châteaux,
Aux murailles de carton,
Entre sauterelles et papillons.
Et quand, le ciel lave la terre,
Les voilà, moussaillons, voguant sur la grande mer.
J’ai aimé un rêve,
Une silhouette se promenant sur la grève.
Image frêle, d’un cœur à conquérir,
En un sourire, en un regard,
Défier le hasard.
Elle est belle !
A se damner, pour l’éternité,
Trop courte, pour commencer à l’aimer.
Elle est belle !
habillée de dentelles,
J’aime un rêve,
Je la rejoins, chaque nuit,
Je la regarde, sans bruits,
Dessinant, de ma plume,
Une rime éphémère,
Jusqu’à la prochaine brume
D’un songe mystère.
Vincent
« La Sagesse, c’est apprendre le temps ! » ( Le Vénérable)
http://www.mespoemes.net/vs591/
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