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Les arbres nus griffent le ciel
De leurs longues mains décharnées,
Volent des haillons de nuages
Pour des guenilles de voilage
Lacérées au vent acharné
D'un hiver pénitentiel.
A l' abri la sève est tapie
Sous le joug du froid prédateur,
Figée au profond des racines
Se font les heures assassines
Ignorées du don créateur
Aux portes d'un sommeil impie.
En ce temps de la longue attente
Où tout coeur semble s'éteindre
Derrière des barreaux de glace,
Tu es venu rêve fugace
Souffler ta brise puis m'étreindre
Moi qui n'étais plus que l'absente.
Par un regard semeur de vie
Tu enchantas d'une caresse
Ma terre nue et son silence,
Dans les sillons de la confiance
Germe le blé de la tendresse
Quand à l'amour tu me convies ...
1er Mars 2006
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