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Au moment de partir
J’emporterai des airs et des mots
Ceux là même qui m’ont portée sur les eaux
Dans ces moments ou la tête submergée
Brandissait deux oreilles en bouées,
Projetait un doigt sur le lecteur de CD
« On »
J’emporterai des visages, des sourires
Connus, inconnus, croisés là, juste dans le pire
Ceux qui furent imprimés à tout jamais, et les rires
Où parfois même le vide qui vous aspire
Ne peux résister et cède, en triste sire !
« Cheese ! »
J’emporterai les étoiles et la nuit
Le chant des grillons tellement « cri-cri !!»
Avec la brise du soir qui se lève, doucement
Par delà les champs et balaye, un chuchotement
Puis, juste pardessus, en musique, le clapotis de l’eau, évidemment !
« Aaaahhhh »
J’emporterai aussi le silence, celui de la montagne
L’hiver au creux des sentiers forestiers,
L’été en bordure de pâturages altiers
De ceux que l’ont ressent jusqu’au plus profond de l’âme
Et qui laissent une trace, ineffable
« ……. »
J’emporterai des bouts de toi, juste ce qu’il faut
Des « il était une fois » de nous, pour garder le goût
Quelques miettes recueillies de-ci de-là, pas trop
Des ces instants heureux, si peu, mais tellement tout
Eh ! Finalement, j’aurai pas besoin d’un grand sac, mon cœur portera tout !
« Yes ! »
S.L. le 13.03.06
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