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J’ai vu le ciel, parcourir ma vie,
En une ronde de soleils,
En une danse sous la pluie.
J’ai vu le ciel, en sa couleur ternie,
S.o.s, en un vert bouteille,
Accroché aux rivages d’un bleu détruit !
Les mots s’enfuient, au-delà de la peur,
Le verbe n’est plus qu’un métier, un labeur.
On ne pense plus, on achète !
Des idées, creuses ou maigrelettes.
On n’écrit plus, on vend !
A en appauvrir tous les talents.
Et l’amour, dans tout çà ?
En reste t il quelques miettes, ici ou là ?
Je regarde les hommes et me méfie de tout !
L’amour change de trottoir, si tu n’as pas le sous !
La charité a ses « dignes » trésoriers,
Recrutés à la table de la bonne société !
La misère trouve, ainsi, ses propres geôliers !
Entre paillettes et faux espoirs,
Ghetto et mouroirs
« Aux larmes, Citoyens ! »
N ‘espérer rien pour demain !
De ces clowns blancs, aux discours affûtés
Marchands de sables, aux rêves mensongers. !
« Aux larmes, Citoyens ! »
Pour vous ! ils ne feront rien !
J’ai vu la terre, mourir à petits feux
Dans les mains de faux dieux
J’ai vu la terre, changer son histoire
De ces haillons tisser l’espoir !
Vincent
« La Sagesse, c’est apprendre le temps ! » ( Le Vénérable)
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