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Que le temps nous perd en un seul instant
L’océan sera notre sécheresse
Et lorsque le sable de l’ivresse
Paralysera le temps dans le temps
Jusqu’à la fin, le pendule de l’horloge
Partira en un tic tac morose
Le temps s’enfuira sous un parapluie
Et la nuit s’effacera dans la suie
Et le jour se meurt d’un gaz étouffant
Et le temps nous perdra en un instant...
Nous souffrirons d’un manque du présent
Les enfants n’auront plus jamais de tresses
Les enfants ne goûteront plus à la jeunesse
Leurs rides ankylosées par le temps
Qu’à la fin, le pendule de l’horloge
Partira en un tac tic sans prose
Voilà le temps... qui s’en va, qui s’enfuit
Plus jamais... les douze coups de minuit
Nous ferons entendrent les cœurs d’enfants
Sous un arbre de Noël, palpitants...
Le temps/ le temps/ le temps/ le temps/ le temps
Nous comptons les secondes en fractions
Les jours vibrent sur la condensation
De notre planète bleue... s’endormant
Au bras refroidi de la bêtise
En expulsant les heures en crises
Compter-moi les demi-temps en un temps...
Tempo... Pas de temps... Tempo... Pas de temps...
Ne compter plus sur les levées du soleil
Le couchée de la lune est en veille...
Le sable s’entasse dans le désert
Refusant de se fondre dans le temps
Et nous, nous serons toujours des amants
L’espace ne réussit pas à tuer
Le dérèglement de tous les temps
Dans le tac tic pour nous murmurer
Des mots d’amours où jamais ça ne se perd
Nos yeux seront toujours notre repère
J’ai besoin de toi comme le temps qui file
Besoin de toi d’avril à avril
Besoin de toi, comme j’ai besoin de temps.
Besoin de toi, comme j’ai besoin du temps.
Besoin de toi, comme le souffle du vent.
Besoin de toi, comme un premier amant.
Besoin de toi, juste pour un seul instant.
Besoin de toi, pour arrêter le temps.
Notre amour passera au travers de tous les temps...
Soupir, 2004 (c)
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