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Saveur cafard
Une vie, sans saveur.
Les cafards me regardent, rieurs
Pourrissent les couleurs
Peintres maudits de mes sombres heures.
La licorne se meurt
Et personne n'écoute ses pleurs.
Oubliée, sa blancheur
Dans le temple des vaines splendeurs.
Vivre, sans âme sœur
Sans miroir aux reflets enchanteurs.
Simple organe, le cœur
Désormais palpitant pour du beurre.
La nuit… Rampe la peur
Le silence a convié la douleur.
Maladie, sans docteur
Des cafards dévorant mon humeur.
Doux rêve d’un ailleurs.
Distiller les cafards en liqueur
Leur jus dans le moteur
Et fausser compagnie au malheur.
B.
(décembre 2005)

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