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.Entourée de prés verdoyants,
Comme autant de murailles,
D’enfantines batailles,
Terrains de jeux, de quelques chenapans,
C’est une petite rue,
Dans mon passé perdu.
Ses maisons de briques rouges,
Parées, de portails identiques
Bordent, la route menant à la fabrique,
S’alignant, sages, un peu austéres,
Encore endormies, sous la rosée éphémère.
Les fleurs semblent faire leurs toilettes.
De petites abeilles, font leurs emplettes.
La nature s’étire et baille,
Avant d’entamer sa journée de travail.
Au fond d’une impasse étroite et sombre
Faite de maisons tassées, fatiguées,
Un porche immense, impose son ombre..
Avec la force de l’éternité.
Derrière cette lourde porte de bois,
Archimède, Rimbaud se côtoient.
Un autre monde, une autre réalité !
Le temple du savoir et du temps.
Mon apprentissage d’adolescent.
Jour de classe, jour de rentrée.
Une odeur de papier, d’encre et de crayons,
Dans un silence inquiet, s’égraine les prénoms.
De combien de regards naîtra une amitié,
Faite de serments en cour de récréation,
De rêves et de révolutions ?
Témoins figées, de ma modeste histoire,
Ces images furtives, rangées en ma mémoire,
Jalonnent ma vie, mon chemin d’homme,
Comme un choix de couleurs posé sur ma toile,
Un passé écris, à la lueur des étoiles.
On se souvient toujours,
Des saveurs d’une pomme,
D’un premier amour,
D’une larme d’automne.
C’est en souvenirs, si souvent cachés,
Que le hasard a finement ciselé
Une vie !
Juste une vie !
Vincent
« La Sagesse, c’est apprendre le temps ! » ( Le Vénérable)
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