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« O PAUVRE TERRE ! »
Reviennent les beaux jours puis éclate la flore,
Des froidures d’hiver restent les derniers pleurs.
Mais blotties sous l’humus s’époumonent les fleurs
Qui, laissées à l’écart, se débattent encore.
A mon volet ouvert, j’attends la douce aurore,
Espérant chaque jour un peu moins de pâleurs.
Hélas le temps chagrin renforce mes douleurs !
J’écarquille les yeux, pas le moindre ellébore.
J’en supplie la madone à genoux, m’y emploie,
Restant sourde à l’appel. Je redouble d’effort,
J’y mets mon cœur, ma foi, même toute ma joie.
Passent ainsi les jours où ne reste que mort.
Terre qu’avons-nous fait ? Tu parais en survie.
Veux-tu nos humbles cœurs pour renaître à la vie ?...
© Calynette (Avril 2006)
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