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Il faut oser se regarder dans la glace et voir son reflet bossu qui osa dire que le suicide était un acte lache et vain, puis briser la glace, pour que ce reflet se trouve à terre, comme on aurait voulu que la souffrance en face autant.
Ma souffrance est dur à supporter tellement elle me pèse mais le plus douloureux est de ne pas savoir pourquoi ni de quel mal on se meurt.
A chacun ses souffrances, ses chagrins, ses problèmes, leur importance varie selon les personnes, ce qui rend un paroxysme indéterminable.
Mon chagrin c'est mon regret, mon regret c'est cette vie que l'on m'a imposé et qui me quitte ne voulant plus de nous.
Le temps passe vite, trés vite, mais à la fois tellement lentement, on ne s'en rend jamais vraiment compte.
Tout cela me laisse le temps...
D'ouvrir un peu les yeux et voir mon état s'aggraver, accablé, roué sous les coups de mes irréels ennemis et de mes visions de plus en plus perturbante.
Où est le réel? Où est l'iréel?
La vérité est qu'il n'y a pas de barrière entre les deux.
Mais qui est dans le vrai, ma réalité est différente de la votre, laquelle est derisoir et n'est autre que l'iréel??
Je voudrais être dans un bureau, seule, loin de tout et de tout bruits. M'asseoir, le regard dans le vide, et attendre que le temps passe et emporte sur son passage ma vie vers sa destinée.
Ma destinée est celle de toutes vie, celle de mourir peu importe le lieu et le moment, abreger ses souffrances ou quitter sa belle vie.
"Ce ne devrait pas être les pensées d'une fille de 18 ans" dirait les autres, je ne voit pas en quoi la jeunesse excuse de tels pensées.
La mort, la souffrance, l'incompréhension, tout ces sentiments que je ressens. Le désir de s'envoler dans un nuage de fumée, léger et libre, pour disparaître dans l'immensité du néant.
Mais rien de concret...
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