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En diagonale ou en spirale
Toutes les feuilles vont au bal
Comme un essaim d’abeilles à l’entrée d’une ruche
Elles se bousculent en zigzaguant et essaimant
Bras dessous bras dessous elles s’amusent gaiement
Comme à dos de cheval et leur troupe est légère
Comme des jeunes filles à l’entrée d’un concert
Blondes ou brunes elles se détachent pour prendre l’air
Dans des conciliabules qui ne cessent qu’en hiver
Certaines ont la peau rouge elles dansent et bougent
Comme si la lave d’un volcan chauffait leur sein
radieuses elles sont au bal ravies qu’on les observe
vêtues de robes indiennes chaussées de mocassins
Libres comme l’air elles s’abandonnent aux bras du vent
Elles portent des ceintures et des peintures de guerre
A chaque pas qu’elles dansent elles agitent leur derrière
Un feu intérieur agite leur crinière

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