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Présence.
Au plus tendre de l’asile.
Lové entre cœur et’âme,
Il a élu domicile.
Investi mon corps de femme.
Dans les vapeurs de la douche
Son sourire se profile.
Et lorsqu’il atteint ma bouche
Il me fait baisser les cils.
Son souffle unit à la brise
Qui soulève mes cheveux.
Et là où des mèches frisent
Son baiser m’effleure un peu.
Mon pinceau frôle la toile.
L’huile en charnelle caresse
Modèle nos corps sans voile
Unis dans la même ivresse.
Sa présence si tangible
Elle accompagne mes jours.
Donnez aux instants fragiles
Du temps à l’ultime amour.
anita
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