|

Je me surprends, en tendresse,
A peindre, avec délicatesse,
Un ciel, aux couleurs du temps
Aquarelle aux senteurs de printemps.
La lumière respire le soleil,
La vie annonce ses merveilles,
Dame Nature prépare ses pinceaux,
Sa toile et un peu d’eau.
Cherchant la fougueuse teinte,
D’une première et intense étreinte.
Je me surprends, en tristesse,
D’un été finissant en paresse.
Les jours, doucement s’étirent,
Vers d’autres nuits de désirs.
L’odeur de lointaines moissons,
Les saveurs de baisers volés,
Mélanges, d’étranges horizons,
Et d’aurores sacrifiés.
Je me surprends, à supplier,
Une seconde, une minute plurielle,
Pour une dernière fois partager,
Une lueur d étoile providentielle,
Mais mon rêve, ma muse s’enfuient.
Et en ma mémoire meurtrie,
Une larme d’écume, glisse, orpheline,
Témoin enivrée de caresses assassines
Il me faudra, donc, survivre,
Pour qu’en toi, ma rime vibre
Vincent
« La Sagesse, c’est apprendre le temps ! » ( Le Vénérable)
http://www.mespoemes.net/vs591/
http://www.copyrightdepot.com/rep71/00038349.htm
|