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Le temps passe, le monde change, et rien ne demeure.
Ils sont bien courts, les sons présents, les actuelles clameurs.
Bien maigre consolation, que ces imprécis souvenirs.
Qui disparaissent vite, si je ne pense à les écrire.
L’angoisse de ne jamais parvenir au bonheur,
Et la peur de finir très imparfait, vide de tout,
A la merci de tout les caprices, de toutes les humeurs,
C’est la frayeur qui me hante, et me met à genou.
Agité, actif pour atteindre le succès un jour,
Mais inquiet à l’idée de ne jamais avoir l’amour,
Bien que capable d’obtenir une vraie réussite,
Je désespère, de ne pouvoir qu’être en faillite.
David Cathala ou David24
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