|

Oh ! Atlanta,belle bête gracieuse,
Ton roux, feu orangé, comme cette étincelle
Qu’on ressent bête généreuse de selle,
Lorsqu’on monte sur toi, je suppose !
Galoper en affrontant le mistral, tu es heureuse.
Ainsi s’en va au loin Atlanta,
Affrontant le furieux mistral
Par le maquis et par les champs
Entre Bassan et Garlaban
Pour retrouver une jument
Et se payer une java.
Si doux tu sembles Atlanta, pour les handicapés,
Jamais tu ne t’énerves, je l’ai constatai de près,
Lorsque je suis venue te voir, tu te souviens !
Malgré leurs mouvements assez désordonnés,
Tu leurs procures un instant de félicité.
Ainsi s’en va au loin Atlanta
Combattant le turbulent mistral
Par la pinède en galopant
Entre Bassan et Garlaban
Laissant son maître de temps en temps
Pour retrouver une jument
Et se payer une java.
Tu trottes finement, respectant leur motricité,
Lorsque ton doux maître te fait diriger,
Une petite caresse, câlin que tu sais bien apprécier
Venant des mains chaudes de tous tes cavaliers
Tu aimes cette simple récompense, au long des journées
Ainsi s’en va au loin Atlanta,
Affrontant le violant mistral
Par les collines en trottinant
Entre la lavande et l’origan
Dans les senteurs de mimosas
Pour retrouver une jument
Et se payer une java.
Une première rencontre, sur toi je ne suis pas monté,
Ce jour là je me sentais un peu fatiguée,
Mais cela m’a suffis pour apprécier tes qualités,
Mêlé au captivant paysage, tu sers à l’ornementer.
Atlanta, majestueux cheval, honneur à ta beauté !.
Si un jour j’ai le plaisir, de pouvoir sur toi monter,
En amazone et ton coup suavement le caresser,
Grâce au rigoureux domptage de ton maître bien aimé,
Tu as tant de sociabilité, et tes yeux rempli de bonté.
Ainsi s’en va au loin Atlanta
Affrontant toujours le fou mistral
Par les collines face au vent infernal
Entre le thym et les fleurs des champs
Par le Bassan et Garlaban
Pour retrouver une jument
Et se payer une java.
Paquita septembre 2000
|