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J’en ai voulu, tu sais de ces intimes transes
De celles qui font trembler, le ventre, à l’intérieur
Et qui vous viennent un peu comme par inadvertance
D’un regard égaré, d’un clignement de cœur.
J’en ai rêvé, tu sais de ces moments de grâce
De ceux qui font danser les corps énamourés
Et puis qui vous enivrent jusqu’aux fatigues lasses
Avec des gestes lents et des mots murmurés.
J’en ai gardé, tu sais de ces heures éternelles
De celles qui égrènent les viles impatiences
Qui résonnent parfois d’un écho irréel
De l’indicible affront de ta cruelle absence.
Mais reviennent toujours nos sublimes moments
Nos heures transcendantes, nos éternelles grâces
Quand nos instants volés aux cerbères du temps
Font vivre le printemps à nos amour de Mars
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