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« Demain on m’verra pas au boulot,
J’ai Rodéo ! »
Têtes Raides
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On m’a poussé dans la gadoue, avec jouissance et délice,
A ce moment le plus propice
Où j’étais tout prêt à crever
Depuis le temps que j’en rêvais !
On m’a recouvert de mépris, avec sadisme et précision,
On m’a tourné en dérision,
C’est vrai que j’étais con j’avais cru
Que l’amour se trouve dans les rues !
On m’a traité de tous les rôles, avec infamie et distance,
On m’a projeté sans instance
Des projectiles bien marinés
Des rumeurs bien contaminées !
On m’a appris beaucoup, avec d’étranges choses,
Plus ou moins exquises des proses
En démonstrations bien humaines
Au jour, ou bien à la semaine !
On m’a mis en joue bien des fois, avec des armes raffinées,
Menacer de brûler le papier
Où je dessine mes poèmes
Qu’on les déteste ou qu ‘on les aime !
On m’a pistonné quelquefois, c’est le destin qui a ses manières,
Il y avait toujours une pierre
Pour refléter l’éclat d’étoile
A l’instant ou l’espoir se voile !
Je n’ai pas besoin de bonbons, ni de hochet ni de médailles,
Je sais que valent mes rimailles
Un peu de sang, un peu de larmes,
De la colère vers vos armes !
Il y avait toujours un diamant, parmi la paille et les vieux os,
Pour distinguer le vrai du faux,
La sincérité du mensonge,
L’amour du acerbe qui ronge !
Je sors de l’écran, je m’échappe,
Vers le ciel qui me tend les bras,
Vers les vrais potes, les amis sûrs,
Loin du virtuel scélérat !
On aligne le long du mur
Les poètes qui passent à la trappe !
P 270506 - 21
(Les cahiers de brouillons)
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