|

Les gens, au coin de la rue
Noyés dans leurs vies perdues,
Invisible, anonyme présence,
De nos propres douleurs,
Etrange indifférence,
Aux battements de leurs cœurs.
On ignore leurs peines,
On ignore leurs sourires !
Pourtant il y a souvent,
Quelques larmes cachées
Des rêves oubliés
Gisant là, sur un trottoir
Des bords de Seine.
Certains soirs,
Sans espoirs,
Ils marchent aux quatre vents,
Accrochés à leurs pensées,
N’osant même pas souffrir,
De peur de déranger.
Ils parlent, alors à un plus moche,
D’un autre temps, un temps d’avant,
Avant que l’ennui ricoche,
D’alcool éclaboussé de solitude.
D’amour négocié, à l’hôtel des habitudes !
De souvenirs,
Gisant là, sur un trottoir
Des bords de Seine.
Au moment ou la nuit s’éteint,
A l’heure des petits pains,
Ils tournent le coin de la rue.
Titubant dans leur vieux pardessus.
Sous un porche ou sous un pont,
Après une dernière chanson,
Ils quittent le jour,
Pour un sommeil sans images,
Songes aux mille mirages.
Gisant là, sur un trottoir
Des bords de Seine.
Vincent
« La Sagesse, c’est apprendre le temps ! » ( Le Vénérable)
http://www.mespoemes.net/vs591/
http://www.copyrightdepot.com/rep71/00038349.htm
|