Aux bords de tes yeux

 

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Bords de Seine .

le dimanche 28 mai 2006, à 19:29. Posté par Vincent


Les gens, au coin de la rue
Noyés dans leurs vies perdues,
Invisible, anonyme présence,
De nos propres douleurs,
Etrange indifférence,
Aux battements de leurs cœurs.
On ignore leurs peines,
On ignore leurs sourires !
Pourtant il y a souvent,
Quelques larmes cachées
Des rêves oubliés
Gisant là, sur un trottoir
Des bords de Seine.

Certains soirs,
Sans espoirs,
Ils marchent aux quatre vents,
Accrochés à leurs pensées,
N’osant même pas souffrir,
De peur de déranger.
Ils parlent, alors à un plus moche,
D’un autre temps, un temps d’avant,
Avant que l’ennui ricoche,
D’alcool éclaboussé de solitude.
D’amour négocié, à l’hôtel des habitudes !
De souvenirs,
Gisant là, sur un trottoir
Des bords de Seine.

Au moment ou la nuit s’éteint,
A l’heure des petits pains,
Ils tournent le coin de la rue.
Titubant dans leur vieux pardessus.
Sous un porche ou sous un pont,
Après une dernière chanson,
Ils quittent le jour,
Pour un sommeil sans images,
Songes aux mille mirages.
Gisant là, sur un trottoir
Des bords de Seine.

Vincent

« La Sagesse, c’est apprendre le temps ! » ( Le Vénérable)

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commentaires ( 13 ) (Ajouter un commentaire)
... le dimanche 28 mai 2006, à 21:24
MERCI pour tout ce que tu nous apportes à travers tes mots tels qu'ils soient ! Merci à ta muse de t'avoir donné un si grand talent !!!

Marie le lundi 29 mai 2006, à 02:35
* Poignant et réel espérant qu'ils s'en sortes * Bisou

Kat 02 le lundi 29 mai 2006, à 11:37
Merci à toi Vincent d'avoir écrit un si joli texte sur les " oubliés " des bords de Seine. J'ai beaucoup de respect pour tous ces gens, qui ont un courage " énorme " de se lever chaque matin, car la vie ne leur sourit plus beaucoup. Amitiés

Marie (Battementsd'elle) le mardi 30 mai 2006, à 00:01
Une tableau touchant ... Tes mots sont si bien choisis et si bien agencés, qu'en même temps qu'on les lit, Les images défilent sous nos yeux, images remplies de peine, de solitude et de pesanteur. Merci pour ces "déracinés" trop souvent ignorés..

Michèle le mardi 30 mai 2006, à 13:23
Je lis et je relis ce poème aux sans-abris, où la misère colle à leurs semelles, où leurs rêves se sont noyés dans la Seine et eux, qui restent là, sur les quais à les regarder s'enliser dans le fond ! J'aime l'humanisme qui se dégage de ce poème et je t'adresse toute mon admiration.

Jade le mardi 30 mai 2006, à 13:24
Magnifique Vincent...les anges m'ont de nouveau guider en ce lieu ...j'aime beaucoup le titre de ton poême ...il resonne en moi comme un signe du destin ... je t'embrasse amitié célinejade

....... le mardi 30 mai 2006, à 21:38
N'osant même pas souffrir, de peur de déranger ! magnifique tout simplement

Kodama le mardi 30 mai 2006, à 21:52
Chacun son bal des paumés ... Tu as raison, décousons nos fringues un peu plus, pour ne pas avoir peur de déranger. Amicalement.

Michel (Signes de Vie) le mercredi 31 mai 2006, à 19:35
Hé! tu as des admirateurs, Vincent! ;O) J'en suis ravi! Amitié pour toi

Jacques Coeur de Loup le dimanche 11 juin 2006, à 01:11
Fantastique...

mtcatala le vendredi 16 juin 2006, à 12:17
bonjour Vincent,une description de la vie réelle de certaines personnes,ceux qu'on a tendance à oublier dans ce monde d'égoisme!! bravo pour cet écrit,bisous de m-thé

paulette le samedi 01 juillet 2006, à 21:43
Il me touche énormément, et je comprends très bien. Amitiés;

paulette le lundi 10 juillet 2006, à 23:37
J'aime le relire. Amitiés; paulette

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