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Un poète sans musique c’est comme une voiture sans pétrole. Ca n’avance plus !
Il regardait son PC droit dans les yeux et toute la violence montait dans sa rancœur. Le jeter par la fenêtre ! Le pourfendre d’un coup de masse !
C’est vrai que depuis quelque temps il défaillait quelque peu mais, ce matin, le coup de grâce : il ne voulait plus lire les CD.
Il faisait des images mais il n’avait plus de voix.
Le silence, c’était très bien lorsqu’on le désirait, mais quand on voulait de la musique et que c’était le silence ça n’allait plus !
Il restait la musique des mots et des choses, des visages et des sourires, et la musique du silence se révéla plus riche qu’il n’avait pu le penser.
Voilà une trêve opportune dans les musicalités habituelles parfois bruyantes, quelquefois chouettes, des endroits quotidiens de nos habitudes.
Voilà qu’il se calmait peu à peu et la musique du poète pris le silence et envahis son âme. L’instant présent devenait fort et se suffisait.
Les mots allaient jaillir dans le silence et, partants sans bruit, réveiller la musique dans les cœurs. C’est comme ça la musique, des bruits et des silences, des émotions statiques et d’autres intenses.
Il s’approcha du bureau plus détendu. Le silence était bavard comme une muse. Donc agréable.
Imaginez-vous une communication sans silence ? Il n’y aurait que des mots compactés et des bruits de glottes !
Tandis que deux regards qui se rencontrent, tandis qu’une expression juste et précise, tandis qu’un peu d’amour sur du vacarme !
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