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Une étrange peur s’installe.
Voir naître demain !
La nuit descend, sournoise, rieuse.
J’implore la clarté, fille du soleil,
« Reste mon amie, encore un peu !
Juste un moment !. »
Le jour se fait pale et paresseux,
Oubliant les saveurs des heures ardentes,
Passé à savourer, cette lumière bénie.
Les dernières lueurs se perdent,
Affolées, par les Dieux de cet obscur puits.
Je cache mes rêves dessous mon oreiller,
Frêle forteresse d’une nuit agitée.
Les heures passent, inexorables collaboratrices !
D’un silence hurlant, sa détresse mourante.
Détruire une minute, une seconde,
Meurtrie d’un mot lancé en erreur soumise
Fanfaronnade imbécile,
Inutiles bravades !
Je pleure, demain !
Ses émotions suspendues.
A retenir le jour, pour ne pas qu’il s’efface
Mes forces m’abandonnent.
Les ténèbres s’avancent,
En plaines hantées , désertiques,
Complices perfides d’un autre désespoir.
La sourde obscurité s’abat comme un couperet.
Condamnant ma mémoire,
Cette garce indécente et infidèle,
Aux blessures des mots,
Aux offenses du temps ,
D’un mortel et éternel exil !
Une étrange peur s’installe.
Voir naître demain !
Vincent
« La Sagesse, c’est apprendre le temps ! » ( Le Vénérable)
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