|
Ils ne font rien
De leurs deux mains
Gauches
Ils ne vont nulle part
Avec leurs deux pieds
Gauches
Ils utilisent à peine
Avec peine
Leur cervelle placée à l'envers
Comme une ridicule calotte.
Ils respirent à demi-souffle
Ils parlent à demi-mot.
Attendant patiemment
Que quelque chose
Séisme, cyclone ou foudre
Vienne briser leur monotonie.
Existat sans vraiment exister
Dans ce plat pays
Qui est le leur
Au milieu de ce rien inhibant
De ce néant
Qu'ils se sont créé,
Les zombies regardent
Les couples se faire et se défaire
Sans eux
Les événements se dérouler
Sans eux
Les jours s'écouler
Sans eux
La vie s'agiter autour d'eux
Sans eux
La mort avancer inéxorablement
Vers eux.
Le coeur vide
Le corps creux
L'oeil éteint,
Ils sont là
Etonnés d'être là.
|